mercredi 16 mars 2011

Dans la brume électrique de James Lee Burke


Mme Piau, professeur de français, lit : Dans la brume électrique

Quatrième de couverture : 
Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Sykes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en état d'ivresse, l'acteur affirme qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un Noir enchaîné.
Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente-cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. le corps n'avait jamais été retrouvé.
Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente-cinq ans, mais lorsque Dave est face au squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter...
En fait il comprend que la guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue, avec une rare violence.


Avis :
Un polar au suspense impeccable qui accorde pratiquement plus d'importance au décor, à l'ambiance qu'à l'action sans pour autant occulter toute violence. James Lee Burke nous aide à comprendre que le fameux "rêve américain" a oublié la Louisiane, confrontée à la pauvreté, au racisme et à la corruption. Un roman à lire au rythme de la musique cajun et zydeco.


Pour vous mettre en appétit, un court extrait :

" J'avais fini mon service, j'étais fatigué, usé, après une journée passée à chercher une jeune fille de dix-neuf ans dans les bois pour finir par la trouver là où on l'avait abandonnée, au fond d'une coulée, la bouche bâillonnée et les poignets ligotés au chatterton. J'avais déjà tenté de cesser de penser à tout le reste. Le médecin légiste était un homme gentil. Il avait collé le corps dans un sac avant que des journalistes ou des membres de la famille n'arrivent sur les lieux.
  Je n'aime pas agrafer les conducteurs en état d'ivresse. Je n'aime pas écouter leurs explications, observer leurs efforts pitoyables pour afficher un semblant de sobriété, ou voir la peur éclater et faire briller leurs regards lorsqu'ils prennent conscience qu'ils sont bons pour la cage à poivrots, avec pour seul espoir au petit matin du lendemain de voir apparaître leurs noms dans le journal. Ou peut-être qu'à dire vrai, tout bonnement, je n'aime pas me voir lorsque je plonge mon regard dans leur visage." p7-8


James Lee Burke

Ce roman a  été porté à l'écran par Bertrand Tavernier avec Tommy Lee Jones dans le rôle de Dave Robicheaux.

 
Un photogramme extrait du film et le lien vers la bande-annonce :

Sam Hogman Patin et Dave Robicheaux


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18864629&cfilm=125128.html



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