mardi 6 décembre 2011

Orages ordinaires de William Boyd


La classe de Terminale STAV lit : Orages Ordinaires

Quatrième de couverture :

Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu'il tenait pour acquis : sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l'auteur tout désigné d'un meurtre. Police et tueur à gages lancés à ses trousses, sa seule issue est d'entrer dans la clandestinité et de rejoindre la multitude de ces disparus qui hantent les grandes capitales mais demeurent indétectables sous les rayons inquisiteurs des radars sociaux.
Entre ses poursuivants multiformes et insaisissables et ses frères en misère, Adam fait l'apprentissage cruel et fascinant de l'art de la survie à l'intérieur d'un Londres hors normes, peuplé de personnages forts inventifs face aux vicissitudes existentielles.

En opérant - grâce à la chance et à l'amour - sa remontée à la surface du monde dit civilisé, Adam regagne l'espoir de redevenir lui-même et d'en finir avec cette vie en fuite orchestrée de main de maître par un auteur qui, lui, n'a rien laissé au hasard.


L'avis des élèves :

"Un livre facile à lire parce que chaque chapitre ne parle que d'un personnage. Le suspense à la fin de chaque chapitre donne envie de lire les chapitres suivants. On apprécie Adam et on veut donc qu'il soit innocenté. C'est une histoire récente, les personnages vivent avec la technologie actuelle". Marianne

"Orages ordinaires est un livre que j'ai apprécié car il présente du suspense et ressemble au vécu, ce qui lui donne tout son intérêt". Lise

"J'ai aimé ce livre car l'intrigue est intéressante. Le changement de personnage à chaque chapitre est difficile au début, mais au fil du livre, on se plonge dedans. On reste sur notre faim car il n'y a pas vraiment de fin. C'est à nous de l'imaginer. Le suspense est présent tout au long du livre." Dorine

" L'ouvrage est intéressant car il y a du suspense, chaque chapitre a son histoire. On a tout le temps envie de continuer la lecture pour connaître la suite". Elie

"J'ai bien aimé ce livre car l'enquête est intéressante et les méthodes employées par les personnages sont astucieuses. Au début, on a tendance à mélanger les différents personnages, mais ils nous permettent de multiplier les points de vue". Charlène

"J'ai bien aimé le livre car il y a du suspense et nous voulons savoir la fin dès le début" Tifenn

"Un suspense qui aurait plu à Alfred Hitchcock."

"Il y a plein de rebondissements, d'enquêtes officieuses... un livre à conseiller aux amateurs de romans policiers. Le livre est facile à lire et à comprendre. Beaucoup de personnages et de vies sont mis en relation, ce qui chasse l'ennui." Maïlys

"J'ai bien aimé ce livre car l'action est omniprésente avec un personnage qui doit changer totalement son mode de vie pour pouvoir survivre" Quentin

" Le changement de personnage lié au changement de chapitre donne un certain rythme à la lecture et crée un certain suspense. C'est une histoire policière peu traditionnelle où enquêteurs et meurtriers ne cessent de se côtoyer" Marion

"J'ai bien aimé le livre car il y a du suspense. C'est une histoire qui pourrait être réelle" Alexandre

mercredi 18 mai 2011

Les Demeurées de Jeanne Benameur

Mme Corbel, documentaliste, lit : Les Demeurées

Quatrième de couverture :
La mère, La Varienne, c'est l'idiote du village. La petite, c'est Luce. Quelque chose en elle s'est arrêté. A deux, elles forment un bloc d'amour. Invincible.
Mais l'école menace cette fusion. L'institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l'enfant à l'ignorance, car le savoir est obligatoire. Pourra-t-elle franchir indemne le seuil de ce monde ?
L'art de l'épure, quintessence d'émotion, tel est le secret des Demeurées. Jeanne Benameur, en dentellière, pose les mots avec infinie pudeur et ceux-ci viennent se nouer dans la gorge.

Avis :

Pudeur et dignité, voilà ce qu'est cette belle et grande histoire, dans un tout petit roman. Amour inconditionnel entre une mère simplette et sa fille, dans un  Monde particulier.  Mais a-t-on le droit de juger ?

lundi 16 mai 2011

Grâce et dénuement de Alice Ferney


 Quatrième de couverture :

"Rares sont les Gitans qui acceptent d'être tenus pour pauvres, et nombreux pourtant ceux qui le sont. Ainsi en allait-il des fils de la vieille Angéline. Ils ne possédaient que leur caravane et leur sang. Mais c'était un sang jeune qui flambait sous la peau, un flux pourpre de vitalité qui avait séduit des femmes et engendré sans compter. Aussi, comme leur mère qui avait connu le temps des chevaux et des roulottes, ils auraient craché par terre à l'idée d'être plaints. "

Avis : 
Esther, bibliothécaire, se rend tous les mercredis, sur un terrain vague , où vit un clan de gitans.  Progressivement, les enfants, les adultes rentrent dans le monde des livres. Et là les portes de la liberté, de la culture s'ouvrent...C'est avec beaucoup de sensibilité,  qu' Alice Ferney nous introduit dans ce monde si particulier qu'est le monde des gens du voyage. C'est aussi une belle réflexion sur  la différence, le respect de l'autre. 
Mme Corbel, documentaliste, lit : Grâce et dénuement

mardi 10 mai 2011

Bel-Ami, de Guy de Maupassant

Mme Piau, professeur de français, lit : Bel-Ami

Quatrième de couverture :

Georges Duroi, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

 
Avis :
Pour qui sait bien manoeuvrer, le talent est inutile... Toute ressemblance avec certains de nos contemporains est fortuite dans ce roman diablement actuel.


Pour vous mettre en appétit, un court portrait de Georges Duroy extrait des premières pages :

"Il marchait ainsi qu'au temps où il portait l'uniforme des hussards, la poitrine bombée, les jambes un peu entrouvertes comme s'il venait de descendre de cheval ; et il avançait brutalement dans la rue pleine de monde, heurtant les épaules, poussant les gens pour ne point se déranger de sa route. Il inclinait légèrement sur l'oreille son chapeau à haute forme assez défraîchi, et battait le pavé de son talon. Il avait l'air de toujours défier quelqu'un, les passants, les maisons, la ville entière, par chic de beau soldat tombé dans le civil."

vendredi 22 avril 2011

Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis

Mme Piau, professeur de français, lit Pourquoi j'ai mangé mon père

Quatrième de couverture :
Approchez Homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et d'autres ravissantes donzelles...
Ces êtres délicieux font le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...
Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.

Avis :
Un roman ludique sur notre condition de pauvre mortel avec des personnages confrontés à des situations qui n'ont rien de préhistorique. Un classique traduit par Vercors et recommandé par Théodore Monod, rien de moins. 


Pour vous mettre en appétit, un court extrait :
"La grande affaire, c'était de se fournir en combustible. Une bonne arrête de silex vous taillera en travers une branche de cèdre de quatre pouces en moins de dix minutes, encore faut-il avoir la branche. Heureusement, les éléphants et les mammouths nous gardaient au chaud : c'était leur bienheureuse habitude d'éprouver la force de leurs trompes et de leurs défenses à déraciner les arbres. Plus encore le vieil Elephas antiquus que le modèle récent, parce qu'il trimait dur à évoluer, le pauvre, et rien ne soucie plus un animal en évolution que la façon dont ses dents progressent. Les mammouths, eux, en ces jours-là, se considéraient comme à peu près parfaits. S'ils arrachaient des arbres, c'était quand ils étaient furieux ou voulaient épater les femelles. A la saison des amours, il suffisait de suivre les troupeaux pour se fournir en bois de chauffage. Mais, la saison passée, une pierre bien envoyée derrière le creux de l'oreille faisait souvent l'affaire, pour un bon mois. J'ai même vu ce truc-là réussir avec les grands mastodontes, mais après c'était le diable de traîner chez soi un baobab. Oh ! ça brûle bien. Mais ça vous tient à distance de trente mètres. L'excès en tout est un défaut." p10-11

mercredi 20 avril 2011

Maison de retraite EPADHADI EPADHADA , de Alex Muller et Denis L'Huillier

Vital Boisgontier, élève de 2 GT lit : Maison de retraite

Quatrième de couverture :
Pourquoi une bande dessinée sur les vieux ? parce que l'inéluctabilité de la dégénérescence cellulaire de l'homme nous regarde tous ?  parce que nous avons une réelle conscience de l'enjeu démographique, sociologique et économique du vieillissement de la population ? parce que nous avons des non-jeunes dans notre entourage ? parce que c'est la mode ? pour l'argent ? pour nous ?

Avis : 
C'est une BD très drôle, qui reflète ce qui se passe dans une maison de retraite. Les scénarios sont bien pensés. Le dessin est très caricatural. Les retraités sont rebelles, font des blagues aux salariés de la maison de retraite et à leurs enfants.

lundi 18 avril 2011

Manga : Le Messie de Hidenori Kumai et Kozumi Shinozawa

Charline Bourgeois, élève de 2 GT lit : Manga : le Messie

Quatrième de couverture :
A partir d'extraits du livre le plus vendu au monde, voici l'histoire la plus extraordinaire jamais racontée.... au sujet de l'homme le plus controversé qui ait vécu sur la terre....sous la forme BD la plus populaire aujourd'hui.  Entièrement réalisé par une équipe japonaise, fidèle aux écrits bibliques, ce premier volume adapté des évangiles, est particulièrement destiné à un lectorat jeune et branché.

Avis : 
Ce livre est très intéressant et instructif.  Les illustrations sont belles. Nous suivons Jésus dans ses aventures.



Titeuf : Nadia se marie de Zep

Florence Derouet, élève de 2 GT, lit : Titeuf : Nadia se marie

Quatrième de couverture :
A mon mariage avec Nadia, j'inviterai pô Jean Claude parce qu'il est nul, ni puduk sauf si on peut ouvrir les fenêtres. J'inviterai pô non plus vomito parce qu'il est allergique aux gâteaux à la crème... J'aimerais bien inviter Nadia, mais c'est hyper compliqué.

Avis : 
C'est une BD de style caricatural drôle. Les scènes sont très naïves avec un langage familier. Des discussions de jeunes qui essaient de comprendre la vie...




Trolls de Troy : le feu occulte de Jean Louis Mourier et Scotch Arleston

Baptiste Bergue, élève de 2 GT, lit : Trolls de troy : le feu occulte

Quatrième de couverture : 

Troy est un monde fascinant , où la magie intervient dans le quotidien de tous. Chacun en effet possède un pouvoir, petit ou grand, plus ou moins utile. L'un a le don de figer l'eau en glace, l'autre de fondre le métal d'un regard.... On trouve sur Troy toutes sortes de créatures, mais les plus redoutables pour l'être humain sont sans nul doute les trolls. Pourtant, ces terribles prédateurs sont sympathiques. Ils chassent le dragon; cueillent le paysan et possèdent d'innombrables recettes pour les accommoder. Mais un jour, les hommes décident d'exterminer les trolls et forment un groupe de chasseurs aux terribles pouvoirs.

Avis : 
Les dessins sont très bien faits, l'histoire est captivante. Même si l'histoire est entièrement dans l'imaginaire, on se prend bien au jeu.


mercredi 13 avril 2011

Kilari de An Nakahara

Auranella Marchand, élève de 2GT lit : Kilari

Quatrième de couverture :
Kilari Tsukishima est une collégienne de 14 ans pleine de vie. Toutes ses amies aiment le groupe SHIPS, mais elle, ça ne l'intéresse pas ! Pourtant, elle rencontre un jour un garçon dont elle tombe amoureuse au premier regard, Seiji. Mais c'est un des membres des SHIPS ! Pour être plus près de lui, Kilari décide de devenir une idole !

Avis : 
Ce manga raconte l'histoire d'une lycéenne amoureuse, qui veut devenir une idole. Son parcours sera semé d'embûches et d'amour. C'est un manga drôle et sympathique, avec un beau graphisme.


Carte de fidélité de Sylvain Rossignol

Mme Corbel, documentaliste, lit : Carte de fidélité

Quatrième de couverture :
Dans un supermarché , les vies se croisent, s'effleurent, mais se rencontrent  rarement. Les caissières sont aux caisses, les vigiles à leur poste, les clients à leurs listes de courses. C'est un monde codifié pour que les clients consomment et que les caissières s'accommodent de leur travail fragmenté. Cet univers se fissure quand une caissière, Noémie, offre un article à un client, autrement dit, vole; quand ce client, Julien, tombe sous le charme de Noémie, et surtout quand le directeur du supermarché, monsieur Némane, décide d'ouvrir le magasin un dimanche veille de Noël. La grève menace. Avec elle survient le chaos et les vies s'interrompent, se télescopent, s'empoignent. L'enjeu est important : il s'agit de retrouver les rêves d'une vie meilleure, de regagner sa fierté.
Le supermarché est le décor dans lequel les personnages évoluent, mais il est plus que cela : il est leur métier, il les façonne autant qu'ils le façonnent. Ainsi, quand ils parlent, ils parlent d'eux-mêmes mais disent aussi le travail.
Une histoire de sentiments ou une histoire de travail ? les deux intimement liés. 

Avis :
Nous sommes plongé dans cet univers " impitoyable", indifférent, déshumanisé, surveillé. Mais, heureusement, il y a de la résistance, où l'humain tente de reprendre sa place.
Après avoir lu ce livre, c'est sûr, nous ne regarderons plus la caissière du supermarché comme avant. 

mercredi 6 avril 2011

L'Enfant oublié de Brigitte Peskine

Aline Tirouflet, élève de 2 GT, lit : L'Enfant oublié.

Quatrième de couverture :
Fabien, martyrisé par sa mère, a résisté toute son enfance pour ne pas devenir un animal. Enfermé dans une resserre, il s'est entraîné à écrire sur le sol et sur les murs, a dévoré les journaux dont il a pu s'emparer, a écouté avidement la radio qui fonctionnait dans une pièce voisine. Placé dans une famille d'accueil aimante et chaleureuse, il doit abandonner ses réflexes d'enfant rejeté pour devenir un garçon comme les autres. Mais il reste la peur, les émotions mutilées, la rage meurtrière de sa mère, son visage fou, ses gestes déments. Il se surnomme lui-même "Pas bien". Il ne se sent le droit ni d'aimer ni d'être aimé.

Avis :
C'est un livre dur et émouvant qui met en avant la maltraitance d'un enfant et son appel à l'aide. Une histoire où il faut se mettre dans la peau du personnage afin de comprendre au mieux sa détresse.  

Tête de gondole, www.mon-nombril.com de Plantu

Corentin Lambert, élève de 2 GT, lit : Tête de gondole

Quatrième de couverture :
Plantu a épinglé tout ce qui est arrivé en 2010 en France et dans le monde : petites crises, grandes crises, élections, sports, médias, Sarkozy, Obama, le pape et bien sûr, Liliane Bettencourt, ses enveloppes et ses comptes en Suisse... Bref, une année très riche.

Avis :
Ce livre qui relate l'actualité de 2010 par des dessins est drôle et instructif. Les dessins sont très marquants et provoquants. Plantu manie la dérision avec talent et on aime aussi chercher la petite souris dans chaque dessin.

Mon premier amour et autres désastres ! de Francine Pascal

Valériane Hervais, élève de 2 GT, lit : Mon premier amour et autres désastres !

Quatrième de couverture :
Ce n'est pas facile d'avoir quinze ans et d'être amoureuse - surtout si le garçon que vous aimez en a dix-sept, est beau comme Apollon et ne se doute même pas de votre existence ! Victoria a décidé de travailler comme fille au pair à Fire Island, où Jim passera l'été. Et tant pis s'il a une petite amie à New York. Tout peut arriver. Victoria se retrouve débordée de travail, avec deux petits enfants sur les bras et une kyrielle de corvées ménagères, mais elle est persuadée que le jeu en vaut la chandelle car d'abord Jim la remarque - et en plus elle lui plaît. Pourtant, si ses rêves se réalisent, pourquoi n'est-elle pas heureuse ? 

Avis :
Ce roman raconte le quotidien et les aventures quelque peu désastreuses d'adolescents d'aujourd'hui. L'héroïne va nous montrer qu'il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut. Un rêve peut se réaliser, seulement, quand on rêve, la réalité ne rejoint pas toujours ce rêve. Le proverbe le dit : "Vis tes rêves et ne rêve pas ta vie". Une belle histoire émouvante.  

Louise Michel : "Non à l'exploitation" de Gérard Dhôtel

Benjamin Gorisse, élève de 2 GT, lit : Louise Michel : "Non à l'exploitation"

Quatrième de couverture :
"La révolte grondait depuis longtemps. Leurs déplorables conditions de travail, les catastrophes au fond des puits, les salaires misérables, les enfants envoyés à la mine dès leur plus jeune âge, tout cela mène aux pires excès... Alors on se sert d'explosif à Montceau, on s'attaque aux maisons des ingénieurs et on pille au Creusot, on tue à Decazeville... Ces mineurs avaient demandé justice sans pouvoir l'obtenir ; ils ont pris l'homme qui les tyrannisait et ils l'ont jeté par la fenêtre. C'est ainsi que nous devons nous débarrasser de tous nos exploiteurs..." Rien ne met plus Gérard Dhôtel en colère que l'exploitation de l'homme par l'homme et les injustices qui en découlent. Ce n'est donc pas étonnant qu'il éprouve pour Louise Michel la même fascination que son personnage de journaliste qui nous fait revivre de manière ardente le destin de la passionara de la classe ouvrière.

Avis :
Ce livre qui retrace la vie d'une des militantes les plus engagées du 19 ème siècle est très enrichissant et nous fait réfléchir sur le fait que des personnes se sont battues pour que nous obtenions nos libertés actuelles.

mercredi 30 mars 2011

Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

Mme Piau, professeur de français, lit : Cyrano de Bergerac

Quatrième de couverture :
Affublé d'un nez proéminent qui l'empêche de déclarer à sa cousine l'amour qu'il éprouve pour elle, Cyrano est un homme d'une noblesse rare : il aidera son rival, qu'il sait aimé de la belle, à la conquérir. Rostand a signé avec cette comédie héroïque un chef-d'oeuvre de la littérature universelle.

Avis :
Cyrano est un personnage truculent, un Gascon qui manie les mots comme des armes et aime aussi manier l'épée. Mais surtout, Cyrano est un personnage émouvant qui se juge indigne de la belle Roxane à cause de son physique disgracieux. Cette pièce signe le triomphe d'un amour qui se moque de la beauté physique pour célébrer la beauté de l'âme.

Cyrano de Bergerac a été adapté pour le cinéma par Jean-Paul Rappeneau en 1990, avec Gérard Depardieu dans le rôle titre.










dimanche 27 mars 2011

Barre-toi de mon herbe de F'Murr

Mme Piau, professeur de français, lit : Barre-toi de mon herbe

Rien n'est plus difficile que de résumer un album de la série Le génie des alpages. Il s'agit des "aventures" d'un troupeau de brebis autogéré, quelque part dans les Alpes. On trouve quelques personnages phares : Romuald, le bélier (qui peine à imposer son autorité), le Chien de berger (qui philosophe, sculpte et s'accommode fort bien de son troupeau récalcitrant) et le vieux berger (qui s'est résigné à n'avoir aucune prise sur ses animaux). Dans ce troupeau, on discute, on philosophe, on se chamaille, on se plaint, on revendique. On est  parfois victime des aigles. Accessoirement on tue les touristes...


Avis :
Attention ! Texte absurde et dessin délirant. Une BD de F'Murr se savoure car il se passe toujours quelque chose en arrière plan ou dans les coins. F'Murr joue avec les conventions du genre : ah ! cet aigle qui s'assomme contre le bord d'une vignette !
Amateurs d'humour décalé et de non-sens, cette BD est pour vous. Les autres, évitez ces alpages !



Pars vite et reviens tard de Fred Vargas

Mme Piau, professeur de français, lit : Pars vite et reviens tard

Quatrième de couverture :

Des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. A première vue, on pourrait croire à l'oeuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique.
De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...


Avis :
Jean-Baptiste Adamsberg est un commissaire singulier : il est nonchalant, rêveur et possède le don d'endormir n'importe qui (humain ou animal) rien qu'en lui caressant la tête. Mais il ne faut pas se fier aux apparences : il possède une acuité d'esprit hors du commun. C'est avec délectation qu'on le suit dans une enquête qui explore le passé pour résoudre des mystères du présent.

jeudi 24 mars 2011

Les chiens écrasés de Ludovic Roubaudi

Mme Corbel, documentaliste, lit : Les chiens écrasés

Quatrième de couverture :

"Les petits meurtres, les affaires crapoteuses, les crimes de sang, les viols, les braquages... tous ces articles qu'on lit avec délices et que l'on oublie aussi vite. Ce sont des chiens écrasés. On s'arrête pour regarder la tripe et le sang sans même se poser la question du nom du chien ou de sa race. On s'abreuve de malheur à deux balles et ça suffit. Mon boulot à moi c'est de bien décrire tous ces cadavres de chiens qui jalonnent les routes de France. Jusqu'à aujourd'hui je n'y voyais pas de mal..."
Le gratte-papier Grand et le photographe Casa, accro au vin blanc, débarquent à Arras pour enquêter sur une sordide affaire de SDF. Mais Grand s'amourache de la blonde locale, et, pour rester dans le coin, travestit la vérité de façon éhontée. L'affaire se corse... L'auteur du désopilant 18  décrit avec le même bonheur le quotidien des "vautours de la misère", prêts à tous les arrangements pour alimenter la rubrique du fait divers. Un roman noir, à l'humour tendre, porté par une réflexion sur les (mauvais) usages de la presse.

Avis : 
Un roman noir,  qui, malgré sa légèreté, nous amène à une réflexion sur le monde journalistique et ses travers. Pour gagner de l'audience, certains sont prêts à tout, même dans les faits divers ....
Conclusion : restons vigilants !

dimanche 20 mars 2011

La fée carabine de Daniel Pennac

Mme Piau, professeur de français, lit : La fée carabine

Quatrième de couverture :
"Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est de ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ?"
Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même ("l'innocence m'aime") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

Avis :
Le premier tome d'une longue saga à la fois comique, héroïque et horrifique. Pennac mène son récit avec plaisir et délectation, et laisse libre cours à l'imagination la plus débridée. Ses mots engendrent des enfants merveilleux et insolents, et en refermant le volume on a envie de crier : "Daniel raconte-nous encore une histoire." Et il le fait...

jeudi 17 mars 2011

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet

Mme Corbel, documentaliste, lit : Aya de Yopougon

Aya vit dans le quartier de Yopougon, à Abidjan.C'est une jeune fille sérieuse, qui rêve de devenir médecin. Autour d'elle gravitent des personnages croustillants : ses amies, des go qui  ne pensent qu'à aller au maquis et danser avec les môgô, les tontons en goguette,  les jeunes flambeurs ...


Avis :
BD, subtile et pleine d'humour, dans une Afrique gaie. C'est frais et tellement coloré, dans les images et dans les textes ! Walaï!



Les chiens de Riga de Henning Mankel


Mme Corbel, documentaliste, lit : Les Chiens de Riga

Quatrième de couverture :

L'action se situe en grande partie en Lettonie, alors que les Etats baltes s'émancipent de la tutelle soviétique. Hiver 1991. Un canot pneumatique s'échoue à Mossbystrand, au large d'Ystad (siège du commissariat de Wallander). Il contient les corps de deux hommes, torturés et exécutés d'une balle dans le cœur. L'origine du canot est rapidement établie : fabrication yougoslave, utilisé uniquement par les Soviétiques et leurs satellites. Les corps sont à leur tour identifiés : criminels lettons d'origine russe, liés à la mafia russe. Un officier de police de Riga est appelé en renfort à Ystad. Le commissaire Wallander se prend d'amitié pour l'étrange major Liepa et commence à entrevoir, à son contact, la complexité du monde où a été commis ce double meurtre.
A peine rentré en Lettonie, le major Liepa est assassiné. A la demande des enquêteurs Wallander part pour Riga. C'est le début d'une aventure insensée où il va se trouver complètement démuni, privé de tout repère. Seule certitude : le major a été éliminé pour des raisons politiques. Quant à Wallander, il est manipulé. Par qui ? Par la veuve du major, la belle Baiba Liepa ? Par l'un ou l'autre des deux officiers de police chargés de l'enquête ?

Avis :
Ah, cet inspecteur Wallander ! il nous fait voyager entre la Suède et la Lettonie, dans une intrigue policière mêlée à de l'espionnage international, avec beaucoup de réalisme. Ca nous fait froid dans le dos, mais c'est tellement addictif !

mercredi 16 mars 2011

Dans la brume électrique de James Lee Burke


Mme Piau, professeur de français, lit : Dans la brume électrique

Quatrième de couverture : 
Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Sykes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en état d'ivresse, l'acteur affirme qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un Noir enchaîné.
Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente-cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. le corps n'avait jamais été retrouvé.
Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente-cinq ans, mais lorsque Dave est face au squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter...
En fait il comprend que la guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue, avec une rare violence.


Avis :
Un polar au suspense impeccable qui accorde pratiquement plus d'importance au décor, à l'ambiance qu'à l'action sans pour autant occulter toute violence. James Lee Burke nous aide à comprendre que le fameux "rêve américain" a oublié la Louisiane, confrontée à la pauvreté, au racisme et à la corruption. Un roman à lire au rythme de la musique cajun et zydeco.


Pour vous mettre en appétit, un court extrait :

" J'avais fini mon service, j'étais fatigué, usé, après une journée passée à chercher une jeune fille de dix-neuf ans dans les bois pour finir par la trouver là où on l'avait abandonnée, au fond d'une coulée, la bouche bâillonnée et les poignets ligotés au chatterton. J'avais déjà tenté de cesser de penser à tout le reste. Le médecin légiste était un homme gentil. Il avait collé le corps dans un sac avant que des journalistes ou des membres de la famille n'arrivent sur les lieux.
  Je n'aime pas agrafer les conducteurs en état d'ivresse. Je n'aime pas écouter leurs explications, observer leurs efforts pitoyables pour afficher un semblant de sobriété, ou voir la peur éclater et faire briller leurs regards lorsqu'ils prennent conscience qu'ils sont bons pour la cage à poivrots, avec pour seul espoir au petit matin du lendemain de voir apparaître leurs noms dans le journal. Ou peut-être qu'à dire vrai, tout bonnement, je n'aime pas me voir lorsque je plonge mon regard dans leur visage." p7-8


James Lee Burke

Ce roman a  été porté à l'écran par Bertrand Tavernier avec Tommy Lee Jones dans le rôle de Dave Robicheaux.

 
Un photogramme extrait du film et le lien vers la bande-annonce :

Sam Hogman Patin et Dave Robicheaux


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18864629&cfilm=125128.html



mardi 15 mars 2011

Au Loup ! de F'Murr

Mme Piau, professeur de français, lit :  Au Loup ! 


Il était une fois un loup, un petit chaperon rouge, Charles Perrault (leur créateur), mais aussi un corbeau et un fromage (là, Perrault n'y est pour rien) et encore un ange qui passe, Ravaillac, Hamlet et le crâne de Yorick (Perrault n'y est pour rien non plus)... A croire que toutes les histoires et l'Histoire se sont donné rendez-vous dans cette bande-dessinée. 

Avis :
F'Murrr revisite quelques contes, fables, tragédies et aussi l'Histoire (Ravaillac veut forcer Perrault à modifier l'épisode le concernant !) par pur goût de la parodie joyeuse et déjantée. Un régal.


Notre part des ténèbres de Gérard Mordillat

Mme Piau, professeur de francais lit : Notre part des ténèbres

Quatrième de couverture :

Dans la nuit du 31 décembre, Gary et les autres membres de l'atelier de recherche mécanique de Mondial Laser, une entreprise de pointe vendue à l'Inde par un fonds spéculatif américain s'emparent d'un navire de luxe, le Nausicaa. A bord, les actionnaires et leurs invités célèbrent au champagne une année de bénéfices records. Tandis que la fête bat son plein - bal masqué, orchestre, caviar -, le Nausicaa est détourné. Il met cap au nord. Gary, Suz, Dargone, Doc, Amos, Maximilienne dite Maxi, Kiki, Isabelle, Jaqueline, Moïra... et cent autres de Mondial Laser veulent contraindre ceux pour qui ils n'étaient que des chiffres à connaître eux aussi le froid, la solitude, l'abandon... Dès lors, la peur change de côté...

Avis :
Mordillat construit un roman sur les ravages de l'ultra-libéralisme haletant comme un polar. C'est aussi une formidable histoire de révolte, de vengeance et d'amour absolu qui nous emmène au-delà des ténèbres. Où ? Vers un monde meilleur sans doute.